Pourquoi je n’ouvre plus vos newsletters ?

Pourquoi je n'ouvre plus vos newsletters

23 août 2016

On vous le répète tous les jours, l’e-mail reste encore et toujours le meilleur moyen de garder le contact avec vos clients et votre audience.
Oui mais voilà ! Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise.
Et par cet article, je voudrais vous faire part des raisons pour lesquelles vos e-mails, c’est bien simple, je ne les lis plus.

Il n’y a rien de scientifique là-dedans car il s’agit uniquement de mes réactions face à ma boîte de messagerie. Mais je suis certaine que ces quelques explications vous feront réfléchir avant de cliquer sur le bouton “envoyer”.

Le contexte

Lorsque j’ai démarré mon activité, j’ai tout naturellement mis en place une veille dont l’un des piliers était les newsletters. Je trouvais intéressant tout ce que je lisais et dès qu’un site web m’offrait la possibilité de recevoir une newsletter, je m’y inscrivais.

De la même façon, à chaque fois que je découvrais un fichier téléchargeable, je lâchais mon adresse de messagerie sans hésiter pour recevoir le “précieux” document.

Cela a duré presque deux ans et je vous laisse imaginer le nombre d’abonnements auxquels j’ai souscrit et la quantité d’e-mails que j’ai pu recevoir.

Mais rien n’y faisait. Je restais abonnée par peur de manquer une info importante ou inédite, de rater le truc que je ne connaissais pas encore, le fichier que je n’avais pas encore téléchargé, etc.

Bref, je souffrais d’infobésité !

Oh je ne regrette rien parce que j’ai effectivement appris plein de choses, reçus pas mal de PDF bien torchés et surtout parce que cela me permet aujourd’hui de rédiger cet article.

Il y a environ un mois, je me suis prise en main et j’ai décidé de faire un régime drastique. Bon d’accord, je n’en suis qu’au début mais faut pas trop m’en demander en une fois hein !

Une chose est certaine cependant : je n’ouvre plus systématiquement tous les e-mails que je reçois et je commence à me désabonner de certaines newsletters qui finalement ne sont vraiment pas dignes que je leur consacre ne fut-ce qu’une minute de mon temps.

Ci-dessous, vous allez découvrir comment je fais le tri dans ma boîte de réception et sur quels critères je le base.

Mes critères de tri

Oh pas de grand secret ni de véritable révélation !

Le tri que j’opère se base avant tout sur les principaux éléments constitutifs d’un e-mail, à savoir : l’expéditeur, le sujet, le fond et la forme. Et je vous dis déjà que le jour et l’heure de réception n’ont aucune influence. En effet, que je reçoive un mail un mardi à 10h04 ou un dimanche à 19h39, s’il m’intéresse je le lirai si pas, je le supprimerai.

Allez ! C’est parti pour l’inventaire de ma corbeille.

L’expéditeur

Finalement, je devrais l’éliminer de mes critères parce que il est très rare que je reçoive encore un e-mail d’un expéditeur difficilement identifiable.

On dirait que vous avez enfin compris que « no-reply » ou « info@ » (j’en passe et des meilleurs) ne sont pas des expéditeurs crédibles, qu’il est indispensable que vous marquiez de votre nom l’origine de votre e-mail.

Le sujet

Là, il y a des choses à dire et encore des progrès à faire. Quelques illustrations.

D’abord, sachez que tous les sujets « putaclic » ou « clickbait » (les pièges à clic quoi !) passent directement à la trappe. Pour la simple raison que je ne me laisse plus prendre à ces pièges à cons.
Exemples : « Ma méthode pour gagner 2000 euros par jour sans rien faire », « Comment mon nombre de followers est passé de 20 à 10000 avec un seul tweet », « Le guide ultime pour… », etc.

Ensuite, les sujets peu évocateurs, ceux qui ne déclenchent chez moi aucune émotion, aucune curiosité  ou ceux qui ne me concernent pas (faute de segmentation) sont traités de la même façon que les précédents.
Par exemple : « Tu te poses peut-être ces questions… », « Newsletter hebdomadaire », « C-Mag, le blog de C-Marketing », « Formation Facebook à Brest le 24 juin », etc.

Enfin, tous les « Plus que deux heures pour vous inscrire à… », « Dernière chance pour profiter de… » subissent le même sort. Parce que si je ne me suis pas inscrit lorsque j’ai reçu votre première invitation, il n’y a aucune chance pour que je m’inscrive dans l’urgence.

Pour l’instant, je laisse encore une chance aux emails intitulés « Comment faire pour… » ou « X astuces pour… » bien qu’ils ne m’apprennent rien de plus que ce que je sais déjà.
Et là, nous en arrivons au critère suivant.

Le contenu

Avez-vous remarqué comme il est difficile de proposer du contenu frais à vos lecteurs ?
Pas simple hein ! Et pourtant c’est bien ce qui les fidélisera. Du contenu neuf et inédit.

Me concernant, je n’ouvre plus ces e-mails dont je sais déjà qu’ils raconteront la même chose que la dernière fois peut-être avec d’autres mots.

J’en suis arrivée à un point que je sais à l’avance qui va écrire quoi. Question d’habitude.
Les sujets ne varient que très peu d’une fois à l’autre laissant deviner facilement que le contenu sera pareil. Les Américains sont très forts dans cette discipline avec leur fameux « evergreen content ». Ce sont pourtant eux qui prêchent la nouveauté. Allez comprendre…

Bon je l’avoue, je me fais encore avoir de temps en temps.

La forme

On dit toujours que les goûts et les couleurs… enfin, vous connaissez la chanson.

N’empêche que les newsletters sur deux colonnes qui parlent de dix choses différentes avec des liens et des appels à l’action dans tous les sens, moi je ne m’y retrouve plus et ça ne me donne pas envie de lire.

Tout comme celles écrites si petit que je dois coller mon nez à l’écran, ras-le-bol !
Pour votre info, je prends de l’âge et ma vue baisse.

Ou encore ce gros pâté de texte indigeste, beurk !

La fréquence

Peu m’importe la fréquence pourvu qu’elle me soit annoncée avant que je m’abonne.

Vous avez choisi d’envoyer une newsletter par semaine ou par mois, pas de problème. Mais alors ne venez pas me spammer entre deux au risque que nous ne soyons plus copains.

Je suis abonnée à plusieurs newsletters quotidiennes et ça ne me cause aucun souci parce je le savais dès mon inscription et parce que je l’ai volontairement décidé.

Notez bien que je ne parle pas ici des chemins de vente dont l’objectif est bien différent et dont je sais (oui moi je le sais mais peut-être pas le lecteur lambda) qu’ils consistent en un nombre bien précis d’e-mails envoyés dans un délai bien déterminé.

Facebook

Alors là par pitié, arrêtez de publier systématiquement sur votre page, le lien vers la version web de votre newsletter. Sinon à quoi bon m’abonner si vous me donnez la possibilité de la lire sans que cela soit nécessaire.

Et attendez au moins quelques jours avant de partager sur votre page, l’article que vous avez envoyé par mail à vos abonnés.

Sachez aussi qu’à force d’observation, j’ai remarqué que certains envoyaient leur newsletter au matin du jour 1 par exemple et partageaient leur article sur Facebook soit dans l’après-midi du jour 1 ou le jour 2 ou 3. Et toujours en suivant ce même rythme. Aucune surprise donc !

Résultat des courses : désabonnement !

Conclusion

Je vous le disais au début, cet article n’a rien d’une étude scientifique approfondie. Il n’est que le reflet de mon comportement face aux dizaines de newsletters auxquelles je me suis abonnée à un moment donné et dont je me désabonne petit à petit pour les raisons que j’ai énumérées.

Et si un jour vous constatez un nombre anormal de désinscriptions de votre mailing-list, peut-être repenserez-vous à moi en vous disant que je ne suis certainement pas la seule à réagir ainsi face à un e-mail que j’avais pourtant bien souhaité recevoir.

Je suis également certaine que je saurai vous aider à trouver la recette qui satisfera au mieux vos lecteurs.

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